Défi 26/37 – Arrêter de râler

“Si tu n’aimes pas quelque chose, change-le. Si tu ne peux pas le changer, change ton attitude. Ne te plains pas.”  Maya Angelou

stopDans la série faites ce que je dis, pas ce que je fais: j’ai beau détester quand les autres le font, je dois admettre que je râle souvent. Pour tout et pour rien. Insidieusement, avec les années, des petites plaintes sans grande importance sont devenues comme des mantras quotidiens. « Pourquoi c’est encore sur moi que ça tombe ? », « Avance, mémère ! », « J’en ai marre ! », « On ne peut jamais avoir un peu de calme. » Et petit à petit, à côté de ces plaintes à priori si bénignes, commencent à apparaitre des reproches plus sérieux. Après tout, le terrain y est propice et mes complaintes vont crescendo. Il est temps d’arrêter la machine avant qu’elle ne s’emballe. Il est temps d’arrêter de râler. Totalement!

Mais attention, il ne s’agit pas de prétendre que tout est rose, ni de « s’écraser » face à une injustice.

 Le concept: changer cette mauvaise habitude

Râler est devenu une mauvaise habitude. C’est facile, et étonnamment gratifiant. On se sent mis en valeur par ses petits malheurs.  Mais c’est une mauvaise habitude qui menace notre santé, notre bonheur et notre succès. Les râleurs compulsifs sont plus souvent malades, moins performants au travail et vivent des relations de plus courte durée que des personnes positives.

Notre santé: notre accumulation de frustrations et d’impuissance fini par impacter notre humeur, notre confiance en nous et notre mental en général.

Notre bonheur:

  • nous plaindre entraine notre cerveau à voir le négatif d’une situation comme la chose méritant le plus d’attention. Petit à petit, ce filtre négatif entraine de plus en plus de pessimisme.
  • en se plaignant, on a l’impression de faire quelque chose contre la situation alors que ce n’est pas le cas. Bien souvent, on se contente de décharger notre négativité sans agir pour changer les choses.
  • on se pose en victime. Nous plaindre, nous empêche de prendre notre histoire en main.
  • les situations semblent pires qu’elles ne le sont vraiment.
  • c’est bien connu, on trouve ce que l’on cherche : c’est le « biais de confirmation » – notre tendance à chercher ou interpréter des informations de façon à ce qu’elles confirment nos convictions.
  • notre créativité est bridée. A quoi bon essayer puisque notre situation est sans espoir de toute façon…

Nos relations:

  • personne n’a envie d’être en compagnie de quelqu’un qui râle tout le temps. C’est tout simplement pitoyable.
  • râler est tellement contagieux, cela tire vers le bas tout notre entourage.
  • cela crée un cercle vicieux où l’autre a toujours une situation proche mais pire à partager. Celui qui se plaint le plus fort est gagnant à ce petit jeu.

Attention, il ne s’agit pas d’accepter tout ce qui ne va pas, mais de nous demander ce que l’on peut faire par rapport à ce qui nous énerve. Et là, accepter qu’il n’y a que deux solutions possibles : soit on agit, soit on se tait.

En pratique: quelques trucs & astuces pour arrêter de râler

Voici, au fil de mes lectures et de mes réflexions, les trucs et astuces que j’ai décidé de mettre en place pour ce défi :

  • Constater des faits et dire comment ils m’impactent sans interprétations ou projections.
  • Expliquer à mon entourage que j’essaye d’arrêter de râler. Ils me rappelleront à l’ordre au moindre écart… Surtout les enfants ;o)
  • Arrêter net toute phrase de plainte. Dès que je réalise que je suis en train de me plaindre, ne pas finir ma phrase, mais respirer profondément en comptant jusqu’à 4. Je peux simplement expliquer à la personne en face de moi : « Je suis en detox de lamentations, mais je viens de me reprendre la main dans le sac ! »
  • Cultiver la gratitude-attitude. Les plaintes sont l’opposé de la gratitude.
  • Chaque matin réfléchir à une réponse positive et originale à la question : « Salut ! Ça va ? »
  • Réfléchir à la véritable raison qui me fait râler et prendre action pour changer les choses. Par exemple, je râlais souvent pour des broutilles le matin jusqu’au jour où j’ai réalisé que le vrai problème était que j’avais toujours l’impression d’être à la bourre pour partir travailler. J’ai simplement mis mon réveil 40 minutes plus tôt pour m’offrir 20 minutes de méditation et 20 minutes en plus pour les préparatifs du matin et depuis cela va beaucoup mieux !
  • Avoir des mantras de rechange. Je disais au début de ce billet que mes plaintes étaient devenues comme des mantras négatifs dans ma vie. Pourquoi alors ne pas les remplacer par des mantras constructifs ? Exemple : « je prends ma vie en charge », « je trouve des solutions à mes problèmes », « make things better ! », « chaque challenge est une opportunité. ».
  • Chercher le positif dans mes problèmes. Accepter la situation telle qu’elle est et voir comment je peux en tirer le meilleur parti.
  • Etre plus flexible face aux imprévus ou aux changements. Je me sens très vite déstabilisée quand je sors de ma routine pourtant une chose est certaine c’est que rien ne reste immuable. Je vivrai des changements, demain, le mois prochain dans un an… Je choisis de ne pas les subir.
  • Dire ce que je veux (ou ne veux pas !) clairement. J’attends souvent des autres (de mon mari par exemple) qu’ils devinent ce que je veux parce que cela me semble tellement évident. Mais ce n’est pas évident pour eux… Du coup je suis déçue et je râle !
  • Eviter les « râleur chroniques ». Cette personne que vous appréhendez de croiser en soirée parce qu’elle va encore vous raconter tous ses malheurs… Oui, vous savez très bien de qui je veux parler !

Cela fait déjà quelques pistes. Mais pour un tel défi, toutes vos idées sont les bienvenues dans les commentaires juste en dessous.

crédit photo:astarothcy

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