Défi 27/37 – Assumer les conflits

“La paix n’est pas l’absence de conflits, mais la capacité à y faire face.” Dorothy Thomas

Quels sont les mots que vous associez au terme « conflit »? conflit-Stuart-Miles_thumb.gifPrenez 30 secondes pour y réfléchir maintenant.

Pour ma part, les mots qui me viennent à l’esprit sont: bagarre, désaccord, peine, blessure, dispute, peur, humiliation, attitude défensive, combat, mesquinerie, perdre la face… En somme uniquement des termes négatifs. Vous l’aurez deviné, j’ai une peur viscérale des conflits. J’ai souvent remarqué que ce type de réaction était chez moi le signe quasiment infaillible de point de développement. Un peu comme une lumière rouge clignotante avec une alarme hurlant: “Alerte! Alerte! Inconfort irrationnel! Travail urgent nécessaire!”

Reprenons au début par la définition d’un conflit: “situation où les intérêts, besoins, objectifs ou valeurs des parties concernées interfèrent entre eux.” En lisant attentivement ces mots, il me semble clair que le conflit est inévitable. Par contre, il est en notre pouvoir que ce conflit ne devienne pas un combat. Pour reprendre les mots de Daisaku Ikeda: “Lorsque des êtres humains vivent ensemble, le conflit et inévitable, pas la guerre.”

 Le concept: voir le conflit pour ce qu’il est, une situation à gérer

En lui-même, un conflit n’est ni bon ni mauvais. C’est juste une situation dans laquelle nous nous trouvons. Si nous le voyons mauvais, effrayant ou au contraire excitant, c’est simplement l’histoire que nous nous racontons à son sujet. L’histoire, n’est pas le conflit. C’est la façon dont nous gérons le conflit qui est la véritable source de stress pour la majorité d’entre nous. Nous voyons le conflit comme un ennemi et mettons toute notre énergie à lui résister plutôt que d’utiliser cette même énergie à résoudre notre problème.

Si au contraire, nous somme capables de voir le conflit comme un élément naturel de notre vie, et qu’au lieu de l’éviter, nous mettions nos efforts dans l’acquisition d’outils et de compétences pour le gérer, nous serions plus positifs et moins sur la défensive sur le moment même.

Notre cerveau a de bonnes raisons de réagir prudemment voir négativement aux conflits. Les conséquences de certains conflits peuvent être terribles: perte de vies, destructions, dégâts irrécupérables dans des relations, incertitude…  Puisqu’une des fonctions de notre cerveau est de nous protéger du danger, il n’est pas surprenant que nos neurones paniquent à la simple évocation d’un conflit. Alors que notre cerveau rationnel accepte le fait que les désaccords sont nécessaires à toute évolution, notre cerveau émotionnel inonde notre système de cortisol, l’hormone du stress, pour nous préparer à la lutte, la fuite ou l’inhibition. Qui des deux l’emportera? La raison ou l’émotion? Même si à priori, notre cerveau reptilien a le bénéfice de la vitesse (rapidité de réaction), tout n’est pas perdu. Et oui, notre cerveau étant exceptionnel, nous pouvons compter sur notre cortex cingulaire antérieur pour rattraper le coup! C’est une région du cerveau qui est impliquée dans l’évaluation de la pertinence des informations émotionnelles et dans la régulation des réponses émotionnelles. Notre cerveau rationnel a donc une chance de reprendre la main, à condition que la menace perçue ne soit pas trop alarmante.

Comment? Les pistes que je vous propose sont les suivantes:

  1. désamorcer notre vision négative du conflit en général (sujet de ce billet)
  2. acquérir des outils pour traiter de manière constructive les conflits en particulier (sujet du prochain billet)

 En pratique: voir les aspects positifs des conflits

William James écrit: “Dès lors que vous êtes en conflit avec quelqu’un, il y a UN facteur qui peut faire la différence entre endommager la relation ou la renforcer. Ce facteur est l’attitude.”

Pour changer notre attitude, réfléchissons à ce qu’un conflit peut avoir de positif

  • révèle souvent l’existence d’un problème qui autrement pourrait passer inaperçu jusqu’à ce qu’il devienne si énorme qu’on ne sache par quel le bout le prendre. C’est une sorte de soupape de sécurité.
  • essayer de résoudre un conflit amène généralement à de meilleures solutions que de rester sans rien faire.
  • chalenger le statut quo est une façon de progresser.
  • réussir à résoudre les conflits améliore notre confiance en nous.
  • crée des opportunités d’amélioration.
  • motive au changement.
  • favorise la vitalité d’une organisation.
  • construit l’identité d’un individu ou d’un groupe.
  • est la preuve que la relation est vivante. Dans sa “last lecture”, le professeur Randy Pausch disait: “Ceux qui vous critiquent sont ceux qui vous disent qu’ils vous aiment et qu’ils tiennent à vous. Si vous foirez et que personne ne vous dit plus rien, cela veut dire qu’il ont abandonner tout espoir en vous.”

Voyez-vous d’autres points positifs aux conflits? Si oui, rajoutez-les dans les commentaires ci-dessous.

Image Stuart Miles (FreeDigitalPhotos.net)

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