Cercle d’influence: agir pour construire son bonheur

“Sème un acte, tu récolteras une habitude; sème une habitude, tu récolteras un caractère; sème un caractère, tu récolteras une destinée”  Dalaï Lama

 

cercle-influence

Après m’être focalisée sur ma roue du bonheur qui, il faut le dire, est tout sauf ronde, je ressens le besoin de retrouver des courbes lisses et réconfortantes. L’image du cercle m’a hantée cette semaine. Une partie de mon cerveau essayait de faire remonter à la surface un concept lié à cette forme, mais il m’échappait sans cesse. Lorsqu’enfin je croyais le tenir, l’idée s’évaporait aussitôt. Nous avons joué au chat et à la souris quelques jours mais finalement, j’ai remis le doigt dessus. J’ai bien fait de persévérer car en fait il m’est revenu à l’esprit deux concepts de ce qui part pour moi d’une même notion:

  1. Le cercle de Zorro: concept que Shawn Achor décrit dans son ouvrage “The Happiness Advantage”
  2. Le cercle d’influence et le cercle de préoccupation de Stephen Covey dans le grand classique “The 7 habits of highly effective people”

Je ne souhaite pas ici décrire ces deux concepts, mais plutôt de vous faire part de mon interprétation et surtout dans les prochains articles décrire les 3 actes concrets qu’ils m’ont inspirés pour mon défi. Deux concepts, trois actions, c’est un bon rendement…

L’image du cercle est simplement un périmètre imaginaire pour représenter les sujets qui nous occupent l’esprit. Toutes ces choses grandes ou insignifiantes qui tournent dans ma tête: le cinéma que me fait ma fille à table pour manger, le rendez-vous que je dois absolument prendre, le compte-rendu de réunion que je souhaite finir demain, les prochaines courses, les manifestations qui sont annoncées, l’annulation du concert que je voulais vraiment vraiment voir, le réchauffement climatique… Il y a toujours des tas de sujets qui me chiffonnent. Appelons cela mon cercle de préoccupation. Mais, de tous ces sujets, je ne peux prendre action que sur certains:

  • oui, je peux passer ce coup de fil et prendre le fameux rendez-vous.
  • non, je ne pourrai pas convaincre Nickelback de venir jouer en Belgique juste pour ma meilleure moitié et moi.

De cette distinction, je peux dessiner un plus petit cercle à l’intérieur de mon cercle de préoccupation: mon cercle d’influence. Celui-ci regroupe les sujets sur lesquels mon action peut avoir de l’impact.

L’idée est de prendre le temps et le recul nécessaire pour ranger mes préoccupations dans chacun des deux cercles afin de ne mettre mon énergie que dans les tâches qui auront de l’impact, même si au départ ce champ d’action est limité. Ayant ainsi des résultats, je m’embarque dans une spirale positive:

  • j’ai un succès qui me “récompense” d’avoir pris une action, entrainant une émotion positive (et l’on sait qu’une émotion est un moteur d’action est bien plus puissant que la logique)
  • j’augmente ma sensation de “contrôle”, diminuant ainsi mon niveau de stress
  • j’actionne mon mode mental préfrontal, m’ouvrant ainsi à la partie la plus évoluée de mon cerveau
  • j’ai de nouvelles idées d’actions …. et on repart dans la boucle!

Plus j’agis dans un périmètre d’action où j’ai de l’impact, plus je vais être efficace, motivée, positive et optimiser mon mental et mon corps créant ainsi un agrandissement naturel de mon cercle d’influence.

A l’inverse plus je perds mon énergie à gémir sur les situations sur lesquelles je n’ai aucun contrôle, plus mon cerveau va se renfermer sur le limbique et le reptilien. Or plus des circuits neuronaux sont activés, plus ils s’activent vite, on tombe alors dans une “habitude” d’impuissance qui va petit à petit ronger notre cercle d’influence.

J’ai la conviction que ce que Stephen Covey a brillamment perçu dans le cadre du développement personnel, se fonde sur deux sujets de recherche de la psychologie positive:

  • la mentalité de croissance: ce concept de “growth mindset” a été inventé par Carol Dweck, professeur à l’Université de Standford.  C’est la croyance stimulante que mon intelligence peut être développée. Elle l’oppose au “fixed mindset” (“mentalité fixe”) dans lequel une personne estime qu’elle est limitée par son ADN, son environement ou bien encore son éducation.
  • la neuroplasticité: mon cerveau est malléable, et je le façonne en fonction des circuits que je stimule le plus régulièrement.

Dans mes prochains articles je vous proposerai 3 façons concrètes que j’ai trouvé pour utiliser à mon avantage cette spirale positive et “semer des actes”.

crédit photo: Kenny Louie

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